Monday, December 29, 2008

Mes courageux étudiants d’Hébreu

An Huynh et Thuyet ont commencé à apprendre l’hébreu biblique il y a trois ans, rejoignant mon élève Lucille, de la tribu Tlinqet (tribu d'Alaska). A moins que les uns ou les autres ne soient en déplacement, nous nous retrouvons une fois par semaine dans l’eglise presbytérienne de Lacey, à 40 mn au sud de Puyallup, qui nous prête leur classe de catéchisme.

L’étude de l’hébreu de l’ancien testament est comme un voyage en terre lointaine, où les repères connus et habituels n’existent plus. C’est exaltant, fascinant et ardu tout à la fois.

Pour l’enseigner dans ce petit cours informel, mes meilleurs atouts sont ma ferveur pour cette langue et le fait que malgré cette attraction, j’ai raté lamentablement tous les examens d’hébreu première année à la fac de Paris, ne réussissant à intégrer le cours de deuxième année qu’après avoir passé péniblement un oral repêchant ceux qui échouaient à l’examen de rattrapage en septembre. Je suis donc bien placée pour connaitre les chausse-trappes et le découragement qui peuvent naitre quand on s’attaque a l’hébreu.

An et Thuyet ont une constance remarquable et grâce à leur persistance, j’ai beaucoup appris. Comme le disait Aristote (je crois ?) le meilleur moyen d’apprendre est d’enseigner.

Je suis souvent impressionnée par la foi profonde et le courage de An et Thuyet qui retournent chaque année au Viêt-Nam d’où ils sont originaires pour partager l’Evangile dans des régions isolées où peu d’évangélistes parviennent.

Ils viennent de rentrer d’un de leurs séjours et m’ont fait parvenir cette photo, sur laquelle ils se trouvent à Vung Tau, à 120 km au sud de Saigon. A l’intérieur de cette immense statue du Christ, précise Ahn, un petit escalier permet d’en atteindre les bras.





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