Wednesday, April 29, 2009

Panique dans le ciel New Yorkais

Lundi 27 avril, au matin, un avion qui ressemblait fort à un 747 a volé à basse altitude au-dessus de New York, en particulier au-dessus de Manhattan, qui comprend "Ground Zero". Et il était suivi de près par deux F-16, des jets militaires.

Cette vue, qui a aussitôt évoqué les minutes qui ont précédé les collisions de 9/11, a provoqué au sol une vague de panique : de multiples appels au numéro d’urgence 911 ont eu lieu, accompagnés d’évacuations spontanées de buildings.

La peur a été remplacée par la colère quand la raison de ce vol singulier a été connue. Il s’agissait de prendre des photos officielles de l’avion présidentiel, qui devient Air Force One quand le Président est à bord, sur fond de sites américains significatifs, telle la statue de la liberté et les immeubles de Manhattan.

Le maire de New York, Michael Bloomberg, non informé de la mission, était furieux. «Faire un plan photo autour du site de la catastrophe du World Trade Center défie l’imagination, a-t-il dit lors d’une conférence de presse. Parler de mauvais jugement est un euphémisme. Si j’avais été prévenu, je les aurais appelés tout de suite pour leur demander de tout annuler.»

Le directeur du bureau militaire de la Maison Blanche a confirmé avoir ordonné la mission et s’est excusé quelques heures plus tard, tout en assurant que les autorités locales de New York et New Jersey avaient été prévenues. Il s’avère que cette information a été classée confidentielle, donc peu diffusée, ce qui laisse chacun perplexe. Pour éviter la panique, la nouvelle aurait dû être largement partagée.

Le comedian (journaliste satyrique) Jon Stewart, qui habite New York, a mentionné la chose le soir même dans son programme nocturne quotidien, avec le sous-titre «Mistakes on a plane», en référence au film «Snakes on a plane». «Ça aurait été si facile de faire un montage photo… a-t-il soupiré, sarcastique. Certes, ça aurait eu l’air moins authentique… tandis que la peur sur le visage de New Yorkais, ça bien sûr – il n’y a rien tel. »

Saturday, April 25, 2009

Northfork Church renaît de ses cendres.

Une des six églises presbytériennes qui se trouvent sur la reserve Nez Perce, en Idaho, a brulé de fond en comble à la veille de Noël[1]. Northfork Church, située à Ahkasha, était un vieux bâtiment tout en bois construit au 19eme siècle.

Ci-dessus, la photo de gauche montre l'église telle qu'elle était avant l'incendie. La photo de droite a été prise par Marilyn Bowen, pasteur laic. La photo a été reproduite dans les journaux locaux.

Une étincelle provenant d'un vieux poêle a suffi pour tout embraser en pleine journée, sous les yeux consternés des paroissiens. Personne n’a été blessé mais tant de souvenirs et d’histoire ont disparu en quelques heures. Le bâtiment n’était pas assuré – les remises aux normes requises étaient trop chères. La perte était totale.

Avec une rapidité étonnante, et grace au soutien financier des églises avoisinantes, des instances presbytériennes, et de la tribu Nez Perce, les travaux de reconstruction ont commencé et sont déjà bien avancés.


[1] Voir message du 28 décembre, “Christmas in Puyallup”.

Friday, April 24, 2009

Habitat for Humanity: la construction commence

La construction de la maison soutenue par notre église a officiellement commencé aujourd’hui [1]. Des volontaires de toutes confessions et traditions vont y travailler ensemble jusqu'à ce que le projet soit terminé et la maison construite, fin juillet.

La famille à qui la maison est destinée y travaillera aussi. Les familles sélectionnées ne reçoivent rien gratuitement : elles s’engagent à donner 500 heures de travail sur différents projets - dont leur propre maison.
Une fois installés, ils auront aussi un emprunt à rembourser : le montant est très raisonnable par rapport à l’achat d’une maison sur le marché immobilier. Habitat ne facture que l’achat du terrain nu et les matériaux, puisque le labeur est offert par des bénévoles. L’emprunt est consenti à 0% d’intérêt. Son remboursement permettra de poursuivre la construction d’autres maisons.

En cette première journée, sous un soleil printanier inespéré, Maureen Fife, directeur d’Habitat dans notre comté, a fait un rapide discours, suivi d’une bénédiction du Rabbin Bruce Kadden. Bruce est le Rabbin du Temple Beth El de Tacoma qui nous a accueillis en mars[2].

La photo du haut a été prise par Cassandra Jarles d'Habitat for Humanity.
[1] Voir le message du 3 mars, “Avant de construire, prendre le temps de bénir”.
[2] Voir message du 31 mars, “Une nuit pas comme les autres…”

Twitter et la femme du Pasteur

Est-ce qu’on twitte en France ? Les Français sont-ils eux aussi accros à ce blog-express ?

Pour ceux qui ne connaissent pas encore, Twitter (http://www.twitter.com/) est une sorte de condensé de Facebook. On y échange des messages de 140 caractères au plus (espaces compris) répondant à la question «What are you doing ?». Les usagers, couramment surnommés «twitters» font souvent des mises à jour en textant de leur téléphone portable.

J’ai entendu parler de Twitter pour la première fois lors d’une occasion solennelle : le premier discours d’Obama devant le congrès. Plusieurs sénateurs Républicains ont été surpris en flagrant délit de twitterie pendant que le Président parlait, échangeant des ‘tweets’ (messages) désabusés à l’aide de leur blackberry, qui, twitter oblige, étaient rendus publics en direct.

Acteurs, chanteurs et journalistes tiennent leurs fans et lecteurs au courant de leurs journées en quelques phrases brèves – 140 caractères sont vite atteints, deux phrases suffisent. Ce n’est pas toujours frivole : le journaliste George Stephanopoulos rend compte ces jours-ci des étapes de son voyage en Iran. Al Gore prévient de la parution d’un rapport sur le climat.

Le 17 avril, l’acteur Ashton Kutcher a gagné un pari engagé avec CNN, en parvenant le premier au chiffre record d’un million de «followers» : un million de twitters qui ont choisi de suivre son parcours au jour le jour.
Sur Twitter, donc, célèbre ou pas, on raconte ce qu’on fait et on peut être suivi – si vous avez des amis qui twittent, vous pouvez vous suivre mutuellement et vous tenir au courant de vos journées.

Bref, je me suis dit : après Facebook, pourquoi pas Twitter ?

L’inscription est toute simple, un nom d’usager, un mot de passe, une adresse email, et me voilà devenue twitter de plein droit.

Surprise : dans les minutes qui ont suivi mon inscription, j’ai été prévenue que quelqu’un me suivait déjà. Mon étonnement s’est doublé d’une certaine inquiétude quand j’ai lu le nom d’usage de mon «suiveur» : 'celebritysex', rien de moins.

Je suis allée sur ma page perso et la photo du susnommé se trouvait en marge, sous les differents icones représentant les personnalités que j’avais choisi de suivre. La photo avait la taille d’un timbre poste, mais pas d’erreur possible : 'celebritysex' était représenté complaisamment étendu dans son bain, en ce que les américains appellent «full frontal nudity». Sur ma page.

La femme du pasteur en moi était outrée de cette invasion. Comment quitter Twitter en claquant la porte ? Après une recherche dans les différentes sections d’aide et de mode d’emploi, impossible de trouver la sortie. Mais j’ai appris comment bloquer un suiveur importun.
Exit 'celebritysex'.

Je consulte désormais Twitter de temps à autres. J’ai choisi de recevoir les mises à jour du Time, du New York Times et d’Entertainement Online. Je peux cliquer sur le lien que contient le message et aller lire l’article entier.

Je suis aussi la sympathique actrice Soleil Moon Frye qui aime raconter ses allées et venues avec ses enfants et poser des questions aux 286 124 personnes qui la suivent. Ses amis cherchent des idées de prénoms pour un bébé ? Elle demande des suggestions à ses followers.

J’ai recommandé Tashina – un prénom qui a une consonance Native Américaine, entendu dans un vieux film – Tashina y était une jeune Cheyenne. Mais c’est en fait un prénom russe, le diminutif de Natasha.
Je n’ai pas mentionné que nous avions donné ce nom à une de nos chiennes. Je n’avais pas la place. 140 caractères c’est vraiment court.

Smoke Signals, le classique des classiques.

Smoke Signals était à l’affiche de notre soirée cinéma d’avril. Sorti en 1999, ce film a fait grand bruit. Son sujet n’est pas inédit : le parcours initiatique de deux jeunes Natifs qui traversent le pays jusqu'à Phoenix en Arizona pour y chercher les cendres du père de l’un d’eux.
Ce qui fit date, c’est que le scénariste, Sherman Alexie et le metteur en scène, Chris Eyre[1], étaient tous deux de «vrais» Natifs, ainsi que leurs acteurs.

Pour la première fois, les Natifs racontaient leurs propres histoires, après tant d’années où les films historiques ou contemporains parlaient d’eux sans leur donner la parole. Même les acteurs représentant des Indiens dans ces films ne l’étaient pas, souvent Mexicains, Italiens voire, pour les films les plus anciens, blonds aux yeux bleus tartinés de fond de teint.

Il se trouve que ce film est excellent et – que l’on soit Natif ou pas – on se retrouve dans ses personnages, la recherche obstinée de Thomas de donner un sens à ce qu’il vit en racontant des histoires souvent drôles, toujours inspirées, des histoires dont on comprend à la fin qu’elles ne sont pas toutes inventées ainsi que dans le refus tout aussi tenace de Victor, le fils du père disparu, d’admettre sa souffrance et les racines de son mal être.

Tous les Natifs que je connais ont vu ce film, souvent plusieurs fois, et prennent plaisir à en citer des passages. Irvin me disait l’avoir découvert dans un cinéma à Phoenix. «La scène où Thomas raconte - comme une saga héroïque - la façon dont la mère de Victor a partagé le fry bread pour que chacun puisse en avoir un morceau, – c’était tellement drôle. Nous étions tous morts de rire. Mais autour de nous, il y avait des spectateurs non Indiens. Ils ne riaient pas. Ils nous regardaient, perplexes, en se demandant ce qu’il y avait d’amusant dans cette scène…»

J’ai vu Smoke Signals en aout 1999, à Paris, deux semaines avant de partir pour les Etats Unis. Il est sorti sous le titre «Phoenix, Arizona». Je savais déjà que le séminaire de Dubuque, que je m’apprêtais à rejoindre pour une année universitaire, avait un programme Natif Américain. Le film m’a enchantée et je me souviens avoir pensé en le voyant «j’espère que j’aurais l’occasion de rencontrer des Indiens là bas…»

[1] Chris Eyre est aussi un des réalisateurs de la série “We Shall Remain” voir message du 14 avril.

Tuesday, April 21, 2009

La Vision de Tecumseh

Le deuxième épisode of We Shall Remain[1], diffusé hier lundi, s’intitulait Tecumseh’s Vision et se situait à la fin du 17eme siècle. Tecumseh, («Etoile filante») de la tribu Shawnee, réussit à réunir l’énergie des tribus Natives de la région (le Middle West aujourd’hui) et à créer une confédération militaire et politique sans précédent, destinée à stopper l’expansion des Blancs.

Tecumseh était un guerrier dont le charisme et le courage étaient reconnus – il s’opposait aussi à la torture de prisonniers. Un homme en avance sur son temps, donc, qui fut plus proche que quiconque de créer un Etat Indien qui aurait existé aux côtés des Etats Unis, sans s’y confondre.

Tecumseh fut tué au combat en 1813 mais reste un symbole puissant de la mémoire collective Native, et un des grands hommes de l’histoire Américaine.

L’acteur Michael Greyeyes, acteur et metteur en scène qui appartient à la tribu Cree, interprétait Tecumseh dans ce documentaire qui comportait aussi des reconstitutions de scènes historiques.

(Photo de Larry Guy, trouvée sur le site de pbs.com, la chaine qui a produit et diffuse cette série en 5 volets)
[1] Voir message de mardi 14 avril, “We Shall Remain”.

Sunday, April 19, 2009

Mars attacks!

Ou plus scientifiquement: déploiements de nuages lenticulaires sur le Mont Rainier.

Outre la vue, toujours spectaculaire quelque soit la saison, d’un volcan enneigé surplombant notre contrée, nous avons régulièrement des effets de nuages qui nous montrent le Mont Rainier survolé par des soucoupes volantes.

Comme vous pouvez le constater sur ces photos prises cette semaine par le journaliste Scott Sistek, les soucoupes étaient quasiment sur le point d’atterrir ces jours derniers.
On appelle ces nuages «lenticular clouds». En présence d’un certain taux d’humidité, l’air est propulsé en altitude en un flot homogène et ces nuages lisses se forment.











Bougies (à souffler) et chocolat (à mesurer).

“The pain of our Tax Day is tempered by the thought of you enjoying your birthdays - we hope you have a good one”.

Comme mon cousin Marc, qui habite Los Angeles, l’écrivait avec humour dans un email de vœux, mercredi dernier 15 avril marquait tout à la fois la funeste échéance de Tax Day (voir message du 16 mars), et notre anniversaire – le mien et celui de Frédéric mon frère, de trois ans mon ainé.

Au moment de faire face à la réalisation alarmante - quoique prévisible - d’avoir un an de plus, j’avais heureusement pour me distraire la réunion mensuelle du Comity of Preparation on Ministry, de 10h a 16h. J’ai décidé, nostalgie oblige, d’apporter aux membres du comité un de ces gâteaux au chocolat que je faisais en France.

J’avais la recette – mais dans une cuisine désormais équipée de cups et tablespoons comme instruments de mesure, et d’onces et de livres comme quantités à mesurer, de sérieuses conversions s’imposaient.

Plusieurs sites internet procurent ce genre de conversions. «Gourmet Sleuth» propose même des conversions adaptées à la matière première mesurée (gourmetsleuth.com/cookingconversion). Farine et sucre peuvent peser le même nombre de grammes, mais ils ne se conduisent pas de la même façon dans une cup. Au final, reste à faire intervenir une bonne part (immesurable) d’intuition pour évaluer ce que représentent exactement 0,652 cup de beurre mou ou 0,82 cup de farine.

Et malgré tout mes calculs, il y a eu un raté. J’ai choisi d’utiliser du chocolat 100% cacao, qu’on trouve ici en barres, ce qui n’est pas le cas en France. J’ai bien augmenté la quantité de sucre pour compenser, puisque la recette française prévoit du chocolat noir, qui est sucré. Mais j’aurais dû diminuer aussi la quantité de chocolat, puisque moins de cacao entre dans la composition du chocolat français.

Bref, le résultat avait un gout si intense que j’ai pris l’initiative de partager le gâteau en fines lamelles plutôt qu’en parts, et je soupçonne certains participants d’être venus à bout de leur portion par pure courtoisie.

De retour à la maison, Irvin m’attendait avec un petit repas fin. Finalement, ai-je pensé, avoir un an de plus, c’est non seulement rechercher le passé en essayant de retrouver les ingrédients d’antan, c’est aussi savourer le présent en se mettant les pieds sous la table sans penser au lendemain.

Tuesday, April 14, 2009

We Shall Remain

Ce soir lundi, la chaine publique PBS a commencé la diffusion d’une série intitulée «We Shall Remain». Composee de cinq documentaires de 90 minutes chacun, cette série retrace un moment clef de l’histoire Native Américaine. Il s’agit, selon ses créateurs, «d’établir l’histoire Native comme une part essentielle de l’histoire américaine».

Ce soir, nous avons vu le premier d’entre eux, «After the Mayflower», ou comment les Wampanoag, tribu de la cote Est, négocièrent un traité d’amitié avec les tous premiers colons.
Cet accord était établi entre deux communautés sur un pied d’égalité.
Les anglais avaient du mal à s’acclimater à ce nouveau pays et la maladie faisait des ravages dans leurs rangs. Le premier Thanksgiving, repas de reconnaissance partagé avec les Natifs qui avaient réparti leurs récoltes et en avaient offert les secrets, date de cette première époque.
Un demi-siècle plus tard, le rapport de force avait changé. Une guerre brutale commença avec une confédération de tribus. Les anglais cherchaient à transformer leurs voisins en sujets, non sans succès.

Chris Eyre, réalisateur Cheyenne et Arapaho et auteur de nombreux films, dirigeait cette première partie.

Monday, April 13, 2009

Pâques dans la joie, sous la pluie

Au matin de Pâques, dimanche dernier, nous avons suivi la tradition, fréquente dans la région, de célébrer au point du jour la découverte du tombeau vide par un "sunrise service" dans le jardin qui entoure l'église. Le temps était printanier - ce qui signifiait une pluie fine et interminable ce matin là. Le service a eu lieu à couvert à 7h du matin.

Les présents se sont retrouvés ensuite dans le "fellowship hall" autour d'un solide breakfast, un repas complet aux USA. Pendant le service, je m'étais activée aux fourneaux, préparant des œufs brouillés et des pommes de terre. Contrairement à l'année précédente, les fusibles correspondant à la cuisine ne disjonctaient pas toutes les deux minutes, ce qui facilite la fluidité de toute préparation culinaire.

Une famille de notre congrégation est arrivée avec des montagnes d'ingrédients, et ont préparé des pancakes toutes chaudes, à déguster arrosées de sirop d'érable ou de maïs, des saucisses dont la chair est sautée avec des œufs, des biscuits (petits pains) et une montagne de hash browns, pommes de terres râpées et sautées, auxquelles on peut ajouter des oignons et des cubes de poivrons.

Une autre famille avait donné un jambon entier, cuit et découpé par Tony, un de nos elders. De quoi etre rassasié pour la journée!

Un peu plus tard, Irvin ainsi que deux elders (Tony et moi) rencontraient les familles d'enfants qui devaient etre baptisés lors du culte.

Ensuite, à 10h, le "talking circle" a eu lieu comme tous les dimanches. Il s'agit d'une étude biblique pour adultes - son nom a été choisi pour montrer qu'il s'agit d'un partage d'opinion et non d'un cours dispensé par le pasteur.
Lors du culte, qui commence à 11 heures, l'église était pleine, et nombreux etaient les présents qui venaient pour la première fois, ce qui est toujours encourageant. Les enfants de l'école biblique ont interprété une chanson apprise ces dernières semaines.

Le baptême a toujours lieu au cours du culte, en présence de toute la communauté, qui est témoin du sacrement et s'engage à soutenir le baptisé dans sa vie spirituelle.

Dans notre église, nous utilisons en général de l'eau de la rivière Puyallup. Il peut arriver que de l'eau d'une autre provenance soit préférée par la famille. Ainsi, il y a trois ans l'oncle d'Irvin avait ramené de l'eau de la Clearwater, qui traverse la réserve Nez Perce en Idaho pour le baptême de ses petits-fils. Nos amis David et Diane Norman ont passé trois mois en Israël l'été dernier, et ils nous ont ramené de l'eau du Jourdain. Irvin en a ajouté quelques gouttes à l’eau du baptême.

La tradition dans notre église est d'utiliser un coquillage Abalone pour verser l'eau du baptême. L'abalone est bien connu des Natifs qui utilisent sa nacre pour leurs bijoux et décorations. Irvin offre ensuite le coquillage au baptisé ou, selon son âge, à ses parents.
(Sur la photo à droite, Irvin explique cette tradition aux familles des futurs baptisés.)

Après le culte, la pluie n'avait pas cessé, mais cela n'a absolument pas gêné les enfants qui se sont précipités dehors pour chercher, avec succès, les œufs de Pâques dissimulés par des volontaires dans le cours de la matinée.
A droite sur la photo, Elizabeth qui vient d'etre baptisée, n'a pas encore vu l'oeuf vert qui est posé sur la branche de l'arbre devant elle.
Il arrive que le temps soit plus clément le jour de Pâques – voire même qu’il y ait du soleil. Mais nous ne nous plaignons pas : ce soir lundi, nous sommes allés à une réunion d’Habitat for humanity sous une averse de neige.

Friday, April 10, 2009

Œufs de Pâques sous le signe du bélier

Vivre Pâques aux Etats Unis, c’est aussi embrasser son traditionnel «Easter bunny», le lapin de Pâques qui dissimule des œufs que les enfants doivent trouver, une sorte d’équivalent printanier du Père Noël.

L’image remonterait au 16ème siècle, et aurait été importée d’Europe Centrale par les familles immigrantes. Un lièvre, symbole de fertilité, distribuait d’innombrables œufs colorés. L’œuf est symbole d’abondance et aliment proscrit pendant le Carême, donc très apprécié au moment de Pâques.

La célébration de Pâques s’accompagne donc d’une chasse aux œufs que les enfants attendent impatiemment – elle a lieu le dimanche après le culte. Les œufs sont en plastiques et contiennent des bonbons. Reste à les remplir… Une équipe de volontaires a travaillé dur mercredi soir à l’église.

Sur le chemin, nous avons eu la surprise de voir un paon traverser la route devant nous, et continuer tranquillement sa promenade.

Irvin a arrêté la voiture pour que je prenne une photo, à la grande indignation d’un bélier voisin qui a fait grand bruit.

Ce sont les petites surprises que réservent les routes campagnardes de ce quartier de Tacoma !

le cœur de l'année

Nous voilà parcourant la semaine sainte, centre de gravité de l’année chrétienne.

Elle commence au dimanche des Rameaux, où il nous est donné de méditer sur le Messie tel que le rêvaient les disciples : un chef respecté et puissant, acclamé par les foules, bientôt en position de bouter les Romains hors du Temple, prêt à faire renaitre le Royaume de David et de Salomon.

Dimanche prochain, Jésus se montrera le Messie tel qu’il s’est annoncé, nous devançant dans la vallée de l’ombre de la mort, traversant les enfers et revenant parmi ses disciples - le fils de Dieu ressuscité.
Et dans l’intervalle, il aura vécu la Cène, la trahison, le jugement, la torture et la mort.

Chaque année, nous revivons ces étapes connues, nous relisons les textes – et chaque année, nous les entendons différemment parce que nous sommes dans des circonstances nouvelles.
Le jeudi Saint s’appelle ici «Maundy Thursday» et se réfère au commandement («mande» en latin) du Christ à ses disciples lors du dernier repas. Un culte spécial a souvent lieu ce soir là pour célébrer l’institution de la Cène, et c’était le cas dans notre église.

Sunday, April 5, 2009

Gabriel et Anders sont dans un bateau…

Le ciel bleu est réapparu ! Après la neige de dimanche dernier, la semaine a été uniformément grise, avec une variété d’averses pour interrompre cette monotonie. Mais en ce dimanche des Rameaux («Palm Sunday» ici), non seulement le soleil a été insolent, mais il a même fait chaud. Pas loin de 60, en degrés Fahrenheit.

Convertir les degrés Fahrenheit en Celsius n’est pas si complexe, et c’est le lot de tout Français qui, se trouvant sur le continent américain, se demande s’il est normal que sa température dépasse 98 ou voit tout le monde se couvrir parce que dehors il fait 30.

Gabriel Fahrenheit (à gauche) était un physicien allemand, qui a proposé une échelle de température en 1724, au lieu d’attendre une vingtaine d’années que Anders Celsius (à droite) astronome suédois, arrive avec sa formule limpide, qui fixe à 0 le gel de l’eau et à 100 le point d'ébullition.

La formule de conversion n’est pas si difficile : il suffit de multiplier par 9, diviser par 5 et ajouter 32.
Autrement dit, vous prenez une température Celsius, mettons 37. Vous multipliez 37 par 9 et vous obtenez 333. Vous divisez 333 par 5, soit 66.6 et vous ajoutez 32.
37 Celsius = 98.6 F

Pour aller du Fahrenheit au Celsius, c’est l’opération inverse.
Si vous partez de 60 degrés Fahrenheit : vous soustrayez 32, multipliez par 5, obtenez 140 que vous divisez par 9, donc 15,5 degrés Celsius.
Voila, c’était la température de cet après-midi. Un contraste après de bonnes averses de neige le week-end précédent, où il faisait 35, je veux dire 2. Enfin, 1,6.

C’est juste une habitude à prendre, ou pas. Je suspecte que, tout comme moi, les français résidant sur le continent américain ont simplement intégré les nouveaux paramètres sans faire les calculs. 70 est agréable, 105, si fréquent en Arizona, est bien trop chaud, et quand, l’ hiver en Iowa, ça descendait en-dessous de 10, nous savions qu’il fallait se couvrir le visage pour que le bout de son nez ne gèle pas.

Le plus ardu reste d’orthographier correctement Fahrenheit – mettre les H aux bons endroits est un casse-tête universel.

Wednesday, April 1, 2009

Coup de bambou sur les séries américaines: une stupéfiante permutation de vedettes


Qu’apprends-je ? Et sur le site du Monde, pas moins ! La série Desesperate Housewives va prendre fin. Cela permettra à ses vedettes, Eva Longoria, Marcia Cross et Nicolette Sheridan de se tourner vers d’autres horizons, en l’occurrence les rivages de la série Lost, qui, elle, se voit prolongée de deux saisons et souhaite adopter un ton plus glamour, sexy et léger.

Dans le même temps, les robustes acteurs de Lost vont être le centre d’une nouvelle série centrée sur le quotidien d’hommes vivant dans une banlieue aisée…

Voila des nouvelles perturbantes… et un poisson d’avril franco-américain que vous pouvez savourez à votre tour en cliquant sur le lien suivant.
http://seriestv.blog.lemonde.fr/2009/04/01/losthousewives-revelations-exclusives/