Saturday, October 31, 2009

Ce soir, c’est Halloween.

Cet après-midi, notre voisin n’a fait que ça : manipuler une scie sauteuse et la placer près d’un corps inerte, installer sous l’angle le plus menaçant possible une faux dans les bras d’un mannequin enveloppé d’un linceul noir… Sa pelouse, toujours impeccable, est pour le moment parsemée de pierres tombales de guingois entre lesquelles une toile d’araignée géante a été tendue. Un ou deux squelettes semblent émerger du sol et tendent leur bras décharnés vers les passants.

Rien de plus normal en cette journée d’Halloween : nombreux sont ceux qui décorent leur maison sur un thème macabre. Les adultes aiment aussi se déguiser aujourd’hui et dès ce matin j’ai croisé une sorcière et un pirate faisant tranquillement leurs courses dans les rayons de notre Wal Mart voisin.
Nous avons préparé notre provision de bonbons à offrir aux enfants qui, dès la nuit tombée, sonneront en petits groupes à la porte en criant le fameux «trick or treat !»

Toutes les confiseries sont emballées individuellement – les bonbons ou biscuits non emballés ou fait maison finissent souvent directement à la poubelle. Les craintes de sucreries bourrées de
drogue ou de morceaux de verre, et de fruits frais dans lesquelles des lames de rasoir ont été dissimulées sont vivaces. Faits vérifiés ou légendes urbaines, difficile de faire le tri, dans ces histoires dont beaucoup remontent aux années 70. Mais la vigilance reste de rigueur.


Fête des Récoltes à l’église

Hier soir, notre église a organisé une soirée de jeux où chacun était invité à venir déguisé. Nous l’avons appelée pudiquement «Harvest Festival», fête des moissons, rejoignant ainsi bien d’autres églises qui aiment célébrer cette journée festive avec leurs jeunes classes, sans pour autant créer un débat dans leur communauté, au sein de laquelle on trouve toujours une ou deux familles qui considèrent qu’Halloween est empreint de sorcellerie maléfique et s’indignent qu’une congrégation puisse s’y associer.

Le fait est, célébrer la fin des moissons est aussi une tradition Native. Les Cherokees par exemple appellent cette célébration Nowatequa, un moment où chacun affirme sa gratitude pour la terre nourricière et pour le Grand Organisateur Divin, Unethlana.
Ceci dit, notre soirée hier soir avait sans nul doute une teinte Halloweenesque, même si nous avons évité le macabre ou les effets sanglants. Irvin était déguisé en bédouin, moi en cowboy, une de nos amies était un pingouin, et a courageusement souffert de la chaleur dans un déguisement sans doute prévu pour etre porté au pole Sud.

Tout cela a requis beaucoup d’énergie mais l’ambiance était bonne, les enfants ravis et les parents se sont amusés aussi. Pour voir toutes les photos de la soirée, suivre ce lien.
http://www.facebook.com/album.php?aid=130736&id=136456051331&l=7507967c75

Saturday, October 3, 2009

Le "Bible Content Exam" est passé.

Ce vendredi matin à Seattle, nous nous sommes donc retrouvés, cinq étudiants, chacun avec son ordinateur portable, arrivés sous la pluie, tous un peu inquiets de ce qui allait suivre. C'était la première fois que le Bible content exam se donnait online. Le plus inquiet de nous cinq : le pauvre étudiant venu d'Idaho pour passer l'examen, et qui ne connaissait pas le site internet où on peut s'exercer avec les tests des années passées. Dans quel isolement surnaturel se trouvait-il pour que pas un pasteur, passé par là, ne lui donne la clef du succès ?? Dès les premières minutes de notre conversation, alors que nous attendions le ‘proctor’ (l’examinateur), je lui ai donné l’adresse du site, et il a hoché la tête, en regardant la page d’accueil. «Ça m’aurait bien aidé…» a-t-il soupiré. Je ne le lui fais pas dire.

Nous avons tous accédé à internet-sans-fil en entrant le mot de code du séminaire (jesusiscoming). Comme l'a dit un des étudiants en riant, en sortant nerveusement ses affaires "je n'aurais rien contre qu'il arrive, Jésus, juste là, maintenant !" Le "proctor" nous a dit que l'examen commencerait à 10h pile, et que nous aurions 2 heures devant nous.

Nous sommes allés sur le site de l’examen, avons chacun entré notre mot de passe, et avons cliqué "oui" à la question "promettez-vous de passer cet examen honnêtement et sans tricher?" et les premières questions sont survenues.

Tout de suite j'ai été rassurée : j'ai reconnu les questions, c'était bien, en grande majorité, des questions des années précédentes. Et des faciles. Presque toutes celles que j’ai citées dans mon précédent message, d’ailleurs ! Du coup, dès que je les reconnaissais, et me souvenais de la réponse, je pouvais aussitôt cliquer sur la réponse - à peine besoin de réfléchir... J'ai soudain réalisé, 10 minutes après le début de l'examen, que j'arrivais à la moitie du parcours.

J'ai commencé à prendre un peu plus de temps, mais par deux fois les questions ont disparu, j'ai dû re-rentrer sur le site avec mon mot de passe, heureusement mon examen m'attendait là où j'avais été interrompue. Je me suis dit qu’il valait mieux ne pas trainer et attendre que d’autres problèmes se déclarent. Autant en finir. Bref, j'ai fini mon examen 20 minutes après l'avoir commencé.

Le cœur battant, j'ai cliqué sur les résultats, et j'ai appris que j'avais réussi avec 96 bonnes réponses sur 100. Je suis repartie sous la pluie battante avec une impression de grande légèreté. Je n’ai pas dansé sous la pluie, mais le cœur y était.