Thursday, January 21, 2010

Veille d’examen


Nous y sommes. Demain matin (vendredi donc), theology competency exam pendant trois heures : trois questions d’une heure chacune, dont deux tirées de situations concrètes («un paroissien vous dit que….. quelle est votre réponse ?»).

Je rentrerai en possession des questions de l’examen suivant, Biblical exegesis, sur lesquelles je travaillerai à la maison pendant 6 jours. Je dois rendre ma copie à 9 heures du matin jeudi. J’aurai le choix entre un texte tiré du premier livre des Rois, ce qui impliquera l’utilisation de l’hébreu, langue d’origine du livre, ou de l’évangile de Marc, où je devrais ranimer mes souvenirs de grec.
Dilemme : j’ai toujours préféré l’hébreu, et j’ai eu l’occasion de le pratiquer régulièrement toutes ces dernières années grace à mes élèves. Mais je connais mieux l’évangile de Marc, sur lequel j’ai prêché plusieurs fois, et j’ai plus de livres de références pour m’aider.

Je penche pour Marc – à moins que le texte du premier Testament soit 1 Rois 19, un de mes textes préférés de toute la bible, Dieu qui soutient Elie et vient a lui «comme un souffle fragile». Dilemme, dilemme. A suivre…

Monday, January 11, 2010

Théologie, soleil et petite chèvre

Ces deux derniers jours, nous aurions pu nous croire au début du printemps : aperçu de ciel bleu, hausse de température et même quelques rayons de soleil. De quoi se sentir presque mal a l’aise de tant de douceur quand le reste du continent américain et l’Europe se débattent dans la neige.

Je continue mes révisions pour mon examen de théologie qui aura lieu le 22 janvier. Je suis plongée dans des livres intitules «Presbyterian Beliefs» et «Christian Doctrine», et je me familiarise avec les differents confessions de foi qui ont été rédigées au cours des siècles par l’eglise. Ah, s’il suffisait de méditer sur la façon dont nous, humains, nous voyons à travers notre vision des extra-terrestres … Le 23 janvier, je commencerai a travailler sur l’autre examen, Bible Exegesis, qui se rédige sur 7 jours chez soi, avec accès aux documents.

Irvin et moi sommes aussi allés voir Brian, qui se trouve à présent dans le service de rééducation de l’hôpital de Puyallup, Good Samaritan. C’est la première fois que je le voyais depuis son accident, il y a trois semaines, et toutes les blessures, coupures, contusions dont Irvin m’avait parle ont guéri. Il a l’air en pleine forme… Reste l’etat de son cerveau. Brian continue à avoir du mal à parler – les mots s’enchainent les uns aux autres, indistinctement, et il a du mal a trouver le vocabulaire dont il a besoin. Il marche, mais il trébuche dès lors qu’il n’est pas totalement concentré sur les pas qu’il fait. Son cerveau a encore du mal à trier les informations variées qui lui parviennent – s’il est distrait, c’est comme s’il ne discernait plus ce qui se trouve à la périphérie de sa vision. Quant tout fonctionne correctement, on ne réalise pas tout ce que notre cerveau effectue sans que nous y pensions…

En revenant de l’église, hier, nous sommes passés à proximité de chevaux au pré – en soi rien de surprenant. Nous vivons dans un quartier encore rural[1].
Mais j’ai tout de suite remarqué quelque chose d’étrange, une forme sombre recroquevillée sur le dos d’un des chevaux. C’était une petite chèvre ! Irvin a arrêté la voiture pour que je puisse prendre une photo. La chèvre s’est redressée en m’entendant approcher, puis s’est recouchée paisiblement. Visiblement, le dos de son compagnon lui paraissait convenir pour une bonne sieste, et le cheval semblait apprécier sa compagnie…



[1] Voir “Raton-laveurs, aigles et coyotes” 21 novembre 2008

Saturday, January 9, 2010

Hypocrite alien, mon semblable, mon frère…

Nous sommes allés voir Avatar aujourd’hui, et nous avons ainsi passé deux heures et demi loin de la pluie interminable, dans les forets exotiques de Pandora.
Bien que situé sur une planète lointaine, et au milieu de superbes extraterrestres bleus, on se sent très vite en terrain connu dans Avatar. Les «gentils» sont attachants. Les méchants sont coriaces et retors à souhait.

L’histoire est une sorte d’adaptation libre de «Danse avec les Loups», avec une fin plus optimiste, comme une revanche sur l’histoire américaine. Les aliens ont de nombreux traits communs avec les Indiens : cheveux longs, osmose avec la nature, mêmes cris enthousiastes quand ils enfourchent une monture. Et bien sur, le héros tombe amoureux de la fille du chef…

Ce film est une sorte de parfaite antithèse de «District 9» que nous avons vu en DVD il y a quelques jours. Dans District 9, on ne quitte pas la Terre – ce sont les extraterrestres qui viennent à nous - mais on n’éprouve pas le confort familier qu’inspire Avatar – on n’a aucune idée de la direction que va prendre l’histoire. Les aliens ne sont ni beaux ni exotiques, mais vaguement repoussants - ils ressemblent à des insectes, ou a des crevettes – et ils sont confinés dans une sorte de bidonville en Afrique du Sud...

Le héros n’est pas sympathique, mais on suit ses pérégrinations avec une fascination horrifiée. Au fur et à mesure que sa vie déraille, qu’il perd son statut protecteur d’homme et qu’il s’allie avec un alien pour survivre, il devient humain, plus que ses anciens collègues qui le poursuivent avec un acharnement proche du sadisme. Etre humain, qu’est-ce que c’est ? Qu’est-ce qui nous pousse à agir «humainement» ?

Dans ces deux films, les minorités opprimées du passé inspirent des visions d’être venus d’ailleurs, fascinants, d’abord incompréhensibles puis inspirant des sentiments fraternels. Leur rôle semble etre avant tout de confronter le héros avec ses contradictions avant de l’encourager à se dépasser et a s’accomplir en devenant leur sauveur improbable.
Que ferions-nous sans les extraterrestres pour nous sauver de nous-mêmes ?

Saturday, January 2, 2010

Twenty-Ten Jour 1

Il faut bien s’y résoudre, l’année 2010 (ou “Twenty-ten” comme certains journalistes l’appellent) est commencée. Le mois de janvier va etre chargé, et tous ces derniers jours, je préférais ne pas y penser, me disant «on verra l’an prochain…» En quelques heures, l’an prochain m’a sournoisement rattrapée !

C’est le moment des résolutions, celui où on s’engage vis-à-vis de soi même à etre plus active, manger plus sain, renoncer une fois pour toutes à l’irrésistible breuvage ambré qui me fait signe bien trop souvent au cours de mes journées – oui, je suis « addictée » au coca cola… Parfois, ces résolutions nous poussent trop loin, aux limites extrêmes de l’humainement possible, par exemple ouvrir tous les cartons de notre dernier déménagement, alors qu’ils attendent patiemment depuis septembre 2006…

En cette première soirée 2010, Irvin et moi avons joué au billard (j’ai gagné), au bowling (il a gagné), nous avons fait la course chacun sur le dos d’une vache au milieu d’obstacles que nous avons envoyés valdinguer dans notre galop éperdu, et nous avons terminé par quelques parties de tennis qui nous ont laissé essoufflés comme nous l’espérions. Autrement dit, nous nous sommes offerts Wii pour Noël et nous ne sommes pas déçus.
Les chiennes, elles, sont perplexes : elles nous voient faire de grands gestes dans cet espace, devant la TV, où nous sommes en général plutot calmes...
Mon revers est éblouissant, soit dit en passant.