Wednesday, July 12, 2017

Entre deux nuages

Fin de notre séjour à Talmaks. Sous un ciel menaçant, après avoir fait nos adieux à la famille d’Irvin,  nous avons rendu la voiture de location (couverte de la poussière des chemins de Talmaks) et embarqué dans le « pick up » de la compagnie – un véhicule si haut perché que l’on a l’impression de faire de la varappe pour grimper dedans – qui nous raccompagnait au petit aéroport de Lewiston.

L’avion, un « commuter » d’une quarantaine de places, n’était pas plein. Il décolla sous la pluie. 

J’ai pris une photo de la jonction des deux rivières, la Clearwater et la Snake river. 


Et puis… un bref éclat de lumière blanche. La foudre ? (Ciel, l’avion est-il en danger ?) ou un court-circuit ? (Ciel, l’avion est-il en danger ?) L’avion a paru tomber comme une pierre. Une petite fille a poussé un cri perçant. « Veuillez garder vos ceintures de sécurité » a commenté le capitaine.

Apres quelques minutes de perturbations, nous sommes arrivés au dessus des nuages et le reste du court voyage jusqu'à Seattle s’est passé paisiblement… pour les autres.

L'arme secrete contre les nausees... 
Moi, cramponnée à mon tube de Vicks Inhaler, intense et efficace pour combattre les nausées, mal au cœur et autres mal des transports, j’essayais de ne pas avoir besoin du sac en papier renforcé qu’Irvin avait placé entre mes mains. Les yeux fixés sur l’espace blanc des nuages, je parlementais avec mes intérieurs.
« On se calme, tout va bien, tout le monde reste en place là-dedans…  Personne ne bouge ! »

Lorsque nous avons commencé notre descente sur Seattle, j’ai admiré sans retenue le train d’atterrissage parfaitement visible de nos sièges. 
J’étais si contente de le voir !

C’était le début de la soirée à Seattle. Il faisait encore clair, les nuages vaporeux dans le ciel bleu… Le bonheur, ça peut etre le soulagement simple d’avoir les deux pieds sur la terre ferme, de retour chez soi.




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