Sunday, May 21, 2017

Le Jour de la Mère

Anna Jarvis
Imaginez que vous créez quelque chose de nouveau, avec grand succès : tout le pays l’adopte en quelques années. Mais vous passez tout  le reste de votre vie – plus de 30 ans - à vous battre contre votre création, ce qu’elle est devenue, au point que vous êtes arrêtée pour « disturbing the peace » peu de temps avant de mourir.

C’est ce qui est arrivée à Anna Jarvis,  et c’est l’histoire douce-amère de la fête des mères aux USA.

La mère d’Anna Jarvis était une ardente pacifiste qui se préoccupait des blessés de guerre quelque soit leur nationalité. L’année de sa mort, 1905, sa fille commença à faire campagne pour la création d’un jour consacré  à « la personne qui aura plus fait pour vous que quiconque » autrement dit, la mère de chacun.

Pour continuer l’œuvre de sa mère, elle fonda un club, « Mother's Day Work Club », dont le but était de contribuer aux questions de santé public. Le mouvement se progagea. 

En 1914, le Président des USA, Woodrow Wilson, signa une proclamation pour instituer « Mother’s day » le deuxième dimanche du mois de Mai. Anna Jarvis exprima clairement qu’il s’agissait bien de « Mother’s day » : célébrer sa propre mère, et non les mères en général, ; « Mother’s Day » et non « Mothers’ Day ».


Le succès fut immédiat : offrir des œillets à sa mère ("carnation" en anglais, la fleur préférée de la mère d’Anna Jarvis) avec un petit mot reconnaissant devint une tradition nationale. 

Rapidement, la compagnie Hallmark (qui existe toujours) proposa à la vente des cartes toutes faites pour the « Mother’s Day » qui trouvèrent des preneurs de plus en plus nombreux chaque année – au grand chagrin de Anna Jarvis.

C’était la trahison de son idéal : ce jour devait être l’occasion où jamais de mettre en mots la gratitude que chacun devait éprouver pour sa mère, non une aubaine pour des commerçants ! Anna Jarvis décida de  boycotter  la célébration, essaya de l’abolir et poursuivit en justice les commerçants qui tiraient profit de « Mother’s Day ».

Quand, dans les années 40, les œillets traditionnels furent vendus au profit de l’association patriotique "American War Mothers", à l’opposé des convictions de la mère d’Anna Jarvis, celle-ci, furieuse provoqua un scandale qui lui valut d’etre arrêtée pour « disturbing the peace ». Elle mourut plus tard cette année là.

La fête des Mères version américaine a toujours lieu le deuxième dimanche du mois de Mai, l’occasion de cadeaux, de cartes souvent estampillées Hallmark, de célébration de nos mères autour de brunch dans des restaurants et de moments où la reconnaissance et la joie d’etre ensemble sont fêtées

C’était dimanche dernier, le 14 mai, cette année et voici la petite moisson que j’ai faite sur facebook, d’images qui m’ont fait sourire et parfois réfléchir.
Une photo que j’ai vue plusieurs fois sur le profil d’amis Natifs :



Voici Peggy, une des Elders de la church of the Indian fellowship. Elle est mariée à l’oncle d’Irvin, Charlie. Peggy et Charlie sont un peu nos “anges gardiens”, ils habitent non loin de chez nous et leur présence a souvent été secourable. Ils ont 4 enfants et 14 petits- enfants, lesquels ont créé ce t-shirt pour leur grand-mère.



Ce panneau m’a aussi fait sourire – si vrai !  



Il y a bien sur beaucoup d’humour qui rejaillit ce jour là, à propos des enfants insatiables et des mères qui utilisent toute leur créativité pour avoir quelques minutes de répit…



Et l’utilisation d’images un peu anciennes pour se moquer gentiment des meres trop parfaites…



Et des mères qui nous protègent contre tout danger, possible ou potentiel,  en toute éventualité…
Finalement, voici l’image que j’ai mise sur ma propre page sur Facebook. Nos relations de familles sont les plus profondes et les plus complexes. Et ce jour qui devrait etre joyeux parfois rafraichit des blessures anciennes. 




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